2017(e)ko irailaren 11(a), astelehena

Demande de protection pour Txingudi et Loia





M. le Préfet des Pyrénées-Atlantiques
M. le Préfet maritime

Objet: protection des oiseaux sur le Domaine Public Maritime – secteur d’Hendaye



Pau, le 15 août 2017
Monsieur le Préfet,
Nos associations respectives (GOPA, Saiak, Itsas Enara) étudient les oiseaux sauvages du Pays Basque et du Bassin de l'Adour, dans le but de permettre une meilleure protection des espèces et de leurs habitats naturels.
Dans ce cadre, nous souhaitons attirer votre attention sur la protection des oiseaux fréquentant la baie de Txingudi et la baie de Loya, situées sur la commune d’Hendaye (64).

La BAIE DE TXINGUDI, intégrée au Domaine Public Maritime, est inscrite à plusieurs inventaires du patrimoine naturel: ZNIEFF Type I (Baie de Chingoudy), Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO). Elle a par ailleurs été intégrée au réseau européen Natura 2000 (Zone de Protection Spéciale: Estuaire de la Bidassoa et baie de Fontarabie).
Suite à un long historique d’aménagement de la baie, le secteur dit de Beltzenia et de « l’Ile aux Oiseaux » est le dernier site, côté français, à conserver des milieux accueillants pour les oiseaux sauvages, notamment en période de migration et d’hivernage.
Cette zone bénéficie du statut de Réserve de chasse et de faune sauvage du Domaine Public Maritime. L’Arrêté préfectoral du 6 juin 2014 (instituant les réserves de chasse sur le DPM) édicte dans son Annexe 1 les mesures spéciales suivantes:
« Dans la baie de Chingoudy à Hendaye, l’accès des animaux de compagnie, des véhicules et des personnes à pied (à l’exception des personnes chargées de la sécurité, de la surveillance, de l’entretien et de la connaissance du milieu) est interdit dans la zone des vasières de Beltzenia et de l’ile aux Oiseaux délimitée par:
- à l’est et au sud: la promenade piétonne dite du « chemin de la baie .
- au nord: une ligne allant de la rue des rosiers au clocher de l’église d’Hondarribia.
- à l’ouest: une ligne allant de la rue des eucalyptus à la rampe inclinée de mise à l’eau de Caneta ».
L’article 3 de l’arrêté précise que « la Fédération départementale des chasseurs est désignée comme gestionnaire des réserves de chasse et de faune sauvage ainsi constituées. Elle devra notamment faire assurer la signalisation (…). ».
Nous constatons malheureusement que la quasi-totalité des panneaux matérialisant le statut de réserve et l’interdiction d’y pénétrer ont disparu au fil du temps, engendrant une pénétration de plus en plus importante par diverses catégories d’usagers (promeneurs, pêcheurs à pied, baigneurs et « plagistes » accompagnés de chiens…). Au cours de cet été 2017, la fréquentation atteint des records, aboutissant à des perturbations constantes ne permettant plus à la réserve de jouer son rôle d’accueil des oiseaux pour leur repos ou leur alimentation.
En conséquence, nous vous demandons de bien vouloir:
- faire procéder dans les meilleurs délais au panneautage de la réserve, avec mention explicite de l’interdiction d’y pénétrer et des sanctions encourues;
- prendre un Arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB) pour renforcer la protection juridique (actuellement bien fragile) de cet espace remarquable, dernier milieu naturel sur la rive française de la baie.

La BAIE DE LOYA jouxte la corniche du littoral basque et le Domaine d’Abbadia (propriété du Conservatoire du Littoral). Intégrée au Domaine Public Maritime, elle est inventoriée en ZNIEFF de type I (Falaises et landes littorales de la corniche basque et du domaine d'Abbadia) et type II (Littoral basque entre Socoa et Hendaye), et incluse dans le Natura 2000 « Domaine d'Abbadia et corniche basque (Zone Spéciale de Conservation). Elle bénéficie en outre du statut de Réserve de chasse et de faune sauvage (Arrêté préfectoral du 6 juin 2014).
Deux espèces d’oiseaux patrimoniales s’y reproduisent désormais, nécessitant la mise en place de mesures de protection renforcées: le Faucon pèlerin Falco peregrinus (1 couple nicheur) et le Goéland marin Larus marinus (1 couple nicheur en 2017, première reproduction de l’espèce dans les Pyrénées-Atlantiques). Nous avons constaté cette année que la reproduction du Goéland marin a été perturbée (et peut-être empêchée, l’unique poussin n’ayant pas été revu) par l’intrusion répétée de plaisanciers sur l’îlot rocheux de Txurruta abritant le nid. Cet ilot est en effet accessible à marée basse.
Nous vous demandons d’étudier les différentes possibilités réglementaires permettant de garantir la reproduction effective de ces deux espèces sur le site. Nous proposons:
- la prise d’un arrêté préfectoral interdisant l’accès aux îlots durant la période de reproduction des oiseaux (15 février au 30 juillet). Cette mesure devrait être étendue aux autres îlots du littoral basque accueillant la reproduction d’oiseaux marins: les Deux Jumeaux à Hendaye, le Bouccalot et la Roche Ronde à Biarritz;
- l’affectation du DPM de la Baie de Loya au Conservatoire du Littoral, afin que cet établissement puisse y étendre les mesures de gestion et les pouvoirs de police de ses agents, actuellement limités au seul Domaine d’Abbadia;
Ne doutant pas que vos services pourront apporter des réponses adaptées à ces deux problématiques, dans l’attente de vos actions dans ce sens, nous vous prions d’agréer nos plus respectueuses salutations.

Pour le GOPA,
le Président,
Pierre NAVARRE

Pour Saiak,
le Président,
Jean-Louis SEMETEYS

Pour Itsas Enara,
le Président,
Rafa Saiz Elizondo

 
Pièces jointes : 
- cartographie de la baie de Txingudi (Beltzenia) 
- cartographie de la baie de Loya 
- planches photographiques n°1 et 2 
- arrêté préfectoral du 6 juin 2014 

Copie à : 
- M. le Sous-Préfet de l’arrondissement de Bayonne 
- M. le Directeur Départemental des Territoires et de la Mer 
- Conservatoire du Littoral 
- M. le Maire de la commune d’Hendaye 
- M. le Chef de service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage 
- M. le Président de la Fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques 
- M. le Directeur du Centre Permanent d’Initiation à l’Environnement du Littoral Basque 
- Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques 
- M. le Président de la Communauté d’Agglomération du Pays Basque



2017(e)ko uztailaren 26(a), asteazkena

Primera reproducción de gavión atlántico en el entorno de Txingudi




El gavión, Larus marinus,  es la gaviota de mayor tamaño que podemos observar en todo el mundo. Por sus enormes dimensiones, y por otros atributos como son su carácter solitario, pendenciero y su escasez en nuestro entorno, despierta un especial interés entre los ornitólogos locales y cualquier observador de la fauna costera.

Su presencia como invernante en la costa vasca ha ido en aumento durante las últimas décadas. Este hecho coincide con su expansión como nidificante a lo largo de la costa noroeste francesa, sobre todo en Bretaña y Normandía. Las parejas francesas más meridionales las encontramos a la altura de Arcachon.

Si bien a un nivel notablemente inferior al experimentado en la costa francesa, esta gaviota también ha ido colonizando la costa cantábrica. Así, durante los inicios del siglo XXI se ha ido instalando progresivamente como nidificante en Galicia, Asturias, Cantabria y País Vasco.

En el la costa vasca sólo se han detectado intentos de nidificación en distintos puntos del tramo vizcaíno. Y la única reproducción exitosa se produjo en la isla de Izaro, en 2013. Desde entonces, la misma pareja ha seguido haciendo lo propio de manera solitaria todos los años, hasta este año que se ha detectado en la misma isla otra posible pareja reproductora.

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Pareja de gaviones en Donostia (Xabier Saralegi)

En el tramo de costa guipuzcoana se pudieron observar el año pasado dos parejas aquerenciadas a sendas zonas propicias para la nidificación. Una de las parejas frecuentó los islotes de Moilarri y la Isla de Santa Clara durante el mes de mayo. La otra pareja fue observada durante las mismas fechas y de forma reiterada en el islote de Amuitz, en la desembocadura del Bidasoa.

Estas dos parejas se han vuelto a detectar durante esta año en los mismo puntos del año pasado y con claras intenciones reproductivas. Es más, una de ellas consiguió llevar a buen término la reproducción de un pollo, como veremos más adelante.

La pareja aquerenciada a Moilarri y Santa Clara fue observada en Moilarri en acto de cópula. Aunque, no se han detectado posteriormente signos de nidificación. La otra pareja, la del islote de Amuitz, fue observada al igual que el año pasado, de forma repetida en el islote de Amuitz, pero desapareció de manera repentina al final de la primavera. ¿Desistió este año también en su intento reproductivo?

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Islote de Txurruta (Wikipedia)

A los pocos días, Alfredo Herrero descubre una pareja de gaviones presumiblemente incubando en un islote muy próximo a la desembocadura del Bidasoa. Se trata del islote de Txurruta, enclavado en la pequeña cala de Loia. La pareja es la misma que la de Amuitz ya que uno de los ejemplares porta la misma anilla blanca identificativa de la isla de Ré.

Posteriormente, Amaia Alzaga realiza un seguimiento de la pareja y observa el primer y único pollo el 14 de junio. ¡Se trata de la primera pareja reproductora de gaviones en la costa labortana y la segunda en la costa vasca! El pollo sigue en buen estado hasta, al menos, el 8 de julio. El 15 de julio no consigue localizar al pollo, hecho que coincide con la presencia de una persona en la roca donde se ubica el nido. En los días posteriores sigue sin poder encontrar al pollo, y continúa observando gente en el islote.


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Pareja de gaviones y pollo en Txurruta (Amaia Altzaga)


Todo indica, por tanto, que las perturbaciones ocasionadas por los excursionistas han terminado por frustrar el desarrollo del único pollo de gavión que había conseguido prosperar. No es éste un hecho aislado, el del afán de excursionistas de querer poner el pie en todo pedazo de tierra o piedra, por muy inaccesible que sea, y a pesar de poner en peligro puestas de diferentes especies de aves. Hacemos desde aquí un llamamiento al control por parte de las instituciones del acceso a este tipo de zonas costeras, donde ubican los nidos las pocas especies marinas presentes en nuestra costa.